Didi Ould Mohamed : la responsabilité est un dépôt sacré et les fonctions n’exonèrent pas de rendre des comptes

azzaman info (Nouakchott) :
Dans un article intitulé « Des visages changent… mais la vérité demeure », l’écrivain Didi Ould Mohamed a appelé, à l’occasion de la formation du nouveau gouvernement, à s’inspirer des valeurs de justice, d’intégrité et d’humilité, soulignant que les fonctions sont une responsabilité et un dépôt sacré, et que la valeur d’un responsable se mesure à ses actions et aux résultats qu’il obtient, et non aux éloges qui l’entourent.
Ould Mohamed a insisté sur la nécessité d’être équitable dans l’évaluation des ministres sortants : quitter ses fonctions ne constitue pas automatiquement une condamnation, pas plus que rester en poste ne prouve la réussite. Il a également souligné que la bonne foi et les efforts déployés ne dispensent ni de rendre des comptes ni d’examiner les insuffisances.
Il a adressé un message aux nouveaux ministres, les exhortant à rapprocher l’administration des citoyens, à écouter les catégories vulnérables et les ayants droit, à éviter le favoritisme et à ne pas dépendre des intermédiaires. Il les a avertis que l’abondance de laudateurs ne signifie pas nécessairement la réussite et qu’une critique sincère peut être plus utile à un responsable que des éloges continus.
L’auteur a rappelé les recommandations d’Omar ibn al-Khattab, d’Omar ibn Abdelaziz et de l’imam Ali ibn Abi Talib en matière de gouvernance et de justice, affirmant que servir les citoyens est une charge et non un privilège, et que reconnaître ses erreurs et tirer les leçons des expériences passées constituent une voie pour améliorer la performance et ancrer une culture de responsabilité et de reddition de comptes.

مقالات ذات صلة

اترك تعليقاً

زر الذهاب إلى الأعلى