IRA accuse le ministre de la Justice de déni des faits et réclame une enquête urgente sur des menaces visant le député Biram

(Azzaman Info – Nouakchott) :
L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) a exprimé sa vive inquiétude face aux déclarations du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Mohamed Ould Esouweidat, qui a accusé le député Biram Ould Dah Abeid de « mensonge », lors d’un point de presse tenu à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 28 janvier 2025.
Selon l’ONG, ces propos ont été tenus dans l’exercice de ses fonctions officielles et ne peuvent être considérés comme une opinion personnelle. Ils engagent l’institution qu’il représente et constituent, d’après le communiqué, un manquement au devoir de réserve ainsi qu’une offense publique à l’encontre d’un député élu, détenteur d’éléments vérifiables à l’appui de ses déclarations.
L’IRA estime que le déni de faits qualifiés de « avérés » relève de la diffamation à l’encontre du député de l’opposition et contribue à entretenir un climat de haine et d’incitation, après que Biram Ould Dah Abeid a déjà fait l’objet de menaces de mort via les réseaux sociaux.
Le communiqué souligne que la demande de protection déposée par le député, ainsi que les plaintes introduites par ses avocats auprès du parquet concernant les menaces électroniques, ont été ignorées sans justification, malgré la compétence des services spécialisés dans la cybercriminalité.
L’organisation dénonce ce qu’elle qualifie d’« application sélective de la loi », relevant l’absence de poursuites contre les auteurs de menaces et d’incitations à la violence, alors que des citoyens sont poursuivis pour de simples critiques du pouvoir, en violation du principe d’égalité devant la loi.
Le communiqué évoque également, selon l’IRA, une dimension raciste dans les appels à la violence visant le député Biram Ould Dah Abeid, estimant que cela porte atteinte à la cohésion sociale et à la paix civile.
Enfin, l’IRA appelle à l’ouverture d’une enquête urgente, indépendante et sans entraves afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de menaces et d’incitations à la violence contre un député élu, rappelant que la protection des représentants du peuple constitue un devoir légal et moral, dans un contexte de fragilisation du tissu social du pays.

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