Un débat critique à Amman .. “Taqâsîm al-Filastînî” de la Dre Sana Al-Shalan

(Azzaman Info – Amman) :
L’initiative « Noun pour le Livre » a accueilli l’écrivaine et universitaire, la Dre Sana Al-Shalan, connue sous le nom de « Bint Naïma », lors d’une rencontre culturelle organisée à la Bibliothèque Abdelhamid Shoman, à Amman, consacrée à la discussion de son recueil de nouvelles intitulé « Taqâsîm al-Filastînî ».
La rencontre a été animée par l’écrivain et critique Osaid Al-Houtari, présentée par l’écrivain et critique Mondher Al-Lalla, tandis que la critique Dr Fatima Al-Zghoul a proposé une lecture analytique de l’ouvrage, dans une atmosphère marquée par une interaction notable entre les intervenants et le public.
Dans son intervention, la Dre Sana Al-Shalan est revenue sur les dimensions esthétiques et techniques de son œuvre, évoquant la structure narrative, la symbolique et les procédés d’écriture, soulignant que le recueil s’inscrit dans la littérature testimoniale liée à la cause palestinienne et reflète la souffrance et la lutte du peuple palestinien à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine occupée.
Pour sa part, le critique Osaid Al-Houtari a estimé que « Taqâsîm al-Filastînî » constitue une expérience narrative inspirée des improvisations musicales, reposant sur une improvisation maîtrisée et une diversité de “modes” narratifs, faisant du recueil un modèle d’écriture expérimentale conciliant voix individuelle et rigueur structurelle.
Mondher Al-Lalla a, de son côté, souligné que l’ouvrage restitue au Palestinien son humanité quotidienne, loin de la figure politique abstraite, le présentant comme un être vivant ses contradictions entre amour, peur, résistance et fragilité, oscillant entre perte et survie, et entre la mémoire comme fardeau et comme moyen de persévérance.
Enfin, la critique Dr Fatima Al-Zghoul a considéré que le recueil s’inscrit ضمن le réalisme magique à dimension politique et nationale, proposant une représentation littéraire de la lutte du Palestinien pour préserver ses racines, son identité et son appartenance face à l’occupation et à l’arrachement.



