Ce que je dis aujourd’hui, pour demain et pour l’Histoire
Azzaman.info

Cette réflexion appartient au présent, mais elle est aussi destinée à l’avenir : car le temps passe, les positions évoluent, et l’Histoire finit toujours par restituer à chacun la place qui fut la sienne dans les débats de son époque.
Certaines voix qui, au début et au milieu du premier mandat du Président Ghazouani, et même à sa fin, ne s’étaient jamais élevées pour défendre son premier mandat, et encore moins l’idée d’un mandat plus long, commencent aujourd’hui à se manifester pour demander qu’une prolongation soit accordée à Monsieur Ghazouani.
Il est vrai que notre Institut 2IRES, sous ma plume et de ma propre initiative, avait été le premier à formuler une telle proposition, en l’accompagnant d’arguments destinés à la justifier et à la légitimer. J’ai tellement développé et répété ces raisons qu’il n’est nul besoin de les reprendre ici.
Je tiens cependant à dire à ceux et celles qui reprennent aujourd’hui à leur compte, à leur actif ou à leur passif, cette idée qui fut la nôtre, qu’ils doivent, dès à présent, prouver qu’ils ne sont pas de simples flatteurs. Ils doivent le démontrer par leurs actes, leurs prises de position et leur engagement réel contre les applaudissements faciles, les détournements des biens publics et toutes les pratiques qui nuisent à l’intérêt général.
Il est vrai que, si une telle prolongation devait être envisagée et jugée légitime au regard du contexte national et mondial, elle comporterait également son revers, le revers de là medaille, comme on dit .
Si ceux qui entourent le Président et “portent” ce projet saisissent cette occasion pour rattraper le temps perdu, corriger les erreurs commises, redoubler d’activité, combler les déficits de management et mettre fin à l’improductivité, alors cette prolongation pourrait servir le pays, le peuple mauritanien et le Président Ghazouani lui-même.
Mais si elle devait, au contraire, servir à poursuivre les vilaines et rétrogrades pratiques que sont la corruption, le régionalisme, le tribalisme, le détournement des deniers publics, l’ingratitude, la rapacité et la recherche effrénée d’intérêts personnels, alors elle ne servirait que les ventres de quelques-uns, au détriment du mandat du Président Ghazouani, de son passage à la tête de l’État et, surtout, au détriment de la Mauritanie.
Je tiens enfin à rappeler que nous sommes pleinement conscients de notre double responsabilité dans ce débat : celle d’avoir été les premiers à porter cette réflexion et celle de rester fidèles aux principes qui la fondent.
À ce titre, nous serons intransigeants à l’égard de la corruption et de toute forme de mauvaise gouvernance politique. Soutenir une idée ne signifie pas donner un blanc-seing à ceux qui pourraient chercher à l’instrumentaliser à des fins personnelles.
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Mohamed ould Mohamed El Hacen
Président- Fondateur de l’Institut 2IRES et de l’Initiative TEBRI
18 Aout 2026



